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U.S.L.D.

Gériatrie

L'Unité de Soins de Longue Durée

Descriptif d'une prise en charge classique

Les USLD accueillent et prennent en charge des personnes présentant une pathologie organique chronique ou une poly pathologie, soit active au long cours, soit susceptible d’épisodes répétés de décompensation, et pouvant entraîner ou aggraver une perte d’autonomie durable. Les situations cliniques susmentionnées requièrent un suivi médico-psycho-social rapproché, des actes médicaux itératifs, une permanence médicale, une présence infirmière continue et l’accès à un plateau technique minimum.

Les Unités de Soins de Longue Durée ont été définies par l’arrêté du 12 mai 2006.

MISSIONS

  • Assurer aux patients les soins d’entretien de la vie, les soins médicaux et techniques, les soins relationnels, curatifs, palliatifs et la réadaptation.
  • Prévenir l’apparition ou l’aggravation de la dépendance en maintenant les capacités restantes,
  • Elaborer un projet de vie, soins et thérapeutique individuels pour chaque patient dans le souci de sa qualité de vie.
  • Assurer l’accompagnement des familles et des proches.
  • Assurer l’éducation thérapeutique du patient et de son entourage.
  • Assurer le soutien des patients, l’information et le soutien des aidants.
  • Assurer la préparation et l’accompagnement à la réinsertion sociale et familiale en lien avec les professionnels intervenants au domicile.

MODALITÉS DE PRISE EN CHARGE

Le médecin traitant après concertation avec le patient et ses proches formule une demande d’admission.

L’admission définitive s’appuie sur l’avis du médecin gériatre après évaluation gériatrique médico-psycho-sociale comportant une évaluation de l’autonomie et des soins médico-techniques requis ainsi qu‘une visite médicale de pré-admission.

Les modalités de prise en charge sont adaptées au type de patients accueillis, notamment dans le cas de patients atteints de pathologies chroniques (en particulier, maladies dégénératives du système nerveux central...).

Les soins palliatifs doivent être mis en œuvre dans les USLD pour répondre aux besoins des personnes âgées. Cette prise en charge doit s’appuyer sur le dispositif mis en place sur le territoire en matière de soins palliatifs, en s’appuyant notamment sur les équipes mobiles et l’unité de soins palliatifs.

L'U.S.L.D participe au fonctionnement de la filière gériatrique de la Communauté Hospitalière de territoire Oise Ouest (CH2o). www.ch-beauvais.fr/presentation/la-ch20

Si une amélioration suffisante de l’état de santé du patient se produit et que la surveillance pluri-quotidienne n’apparaît plus nécessaire, une réorientation peut être envisagée.

Descriptif d'une prise en charge spécifique

Qu’est-ce que La maladie d’Alzheimer

Lorsqu'une personne vieillit, il faut s'attendre à un déclin de ses facultés intellectuelles et de sa mémoire, mais lorsque ce déclin est beaucoup plus rapide que la normale, les conséquences peuvent être désastreuses pour cette personne et ses proches. Un déclin aussi rapide est connu sous le nom de démence.

La maladie d'Alzheimer se caractérise par la mort des neurones, les cellules du cerveau. Cette mort cellulaire s’amplifie au fur et à mesure que la maladie s’aggrave et peut entraîner la perte de certaines fonctions comme la mémoire, le raisonnement, le langage, le jugement et l’humeur.

Les causes

Une combinaison de facteurs propres à chaque individu pourrait être à l'origine de la maladie d'Alzheimer. Parmi les facteurs qui augmentent le risque de développer la maladie d'Alzheimer, notons : l'âge, les facteurs génétiques, les traumatismes crâniens, les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le syndrome métabolique, l'hypertension non-controllée et le diabète. Pour comprendre comment ces facteurs opèrent, les chercheurs poursuivent leur recherche à différents niveaux :

  • Les antécédents familiaux. La maladie d'Alzheimer peut se développer chez tous les individus et un seul membre d’une même famille peut être atteint. Par contre, si un membre de la famille est atteint, cela double ou même triple le risque de développer la maladie pour le reste de la famille.
  • Le corps humain: pour déterminer si la maladie d’Alzheimer a été causée par un déséquilibre chimique, une accumulation dans le cerveau de substances toxiques pour les neurones (amyloïde, radicaux libres), ou d'un déficit immunitaire.
  • Les nouvelles approches thérapeutiques: elles visent à ralentir ou même stopper la progression de la maladie et prevenir la maladie avant même que les symptômes ne fassent leur apparition.

Qu'est-ce que le diabète ?

www.afd.asso.fr

Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) élevé : on parle d’hyperglycémie.

Les aliments sont composés de lipides (graisses), protides (comme la viande) et glucides (sucres, féculents). Ce sont eux qui fournissent l’essentiel de l’énergie dont a besoin le corps pour fonctionner, passent dans l’intestin, puis rejoignent la circulation sanguine.

Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules bêta du pancréas, regroupées en amas appelés îlots de Langerhans, secrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké.

Ainsi la glycémie peut augmenter légèrement, puis revenir à un taux normal et le glucose être converti en réserves et en énergie. Chez les personnes atteintes de diabète, ce système ne fonctionne pas.

Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?

www.franceparkinson.fr

La maladie de Parkinson est une affection neurodégénérative chronique, lentement évolutive, d'origine le plus souvent inconnue. Elle touche une structure de quelques millimètres située à la base du cerveau et qui est composée de neurones dopaminergiques qui disparaissent progressivement. Leur fonction est de fabriquer et libérer la dopamine, un neurotransmetteur indispensable au contrôle des mouvements du corps, en particulier les mouvements automatiques.

La maladie de Parkinson débute 5 à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes cliniques, lorsqu'environ la moitié des neurones dopaminergiques a disparu. Le diagnostic peut être facile du fait de la présence de deux au moins des trois symptômes suivants :

  • la lenteur du mouvement (bradykinésie)
  • un tremblement au repos de la main et/ou du pied unilatéral
  • la raideur (hypertonie)

La réponse au traitement par L-Dopa (précurseur de la dopamine) confirmera le diagnostic. Le diagnostic peut être plus difficile par l'existence de signes non typiques très divers tels que dépression, douleur, fatigue...

Chaque patient est donc particulier dans les signes qu'il présente.

L'évolution de la maladie est propre à chacun et dépend de nombreux facteurs. Certains signes comme la difficulté à parler peuvent apparaître après plusieurs années ou rester peu importants.

La maladie affecte principalement les personnes de plus de 60 ans (âge moyen de 58 ans), mais 10% d'entre elles ont moins de 50 ans. Il existe également des formes génétiques rares (5%) qui se manifestent plus tôt, avant l'âge de 40 ans.